650 kilomètres

parcourus à pied sur le GR® 11

7 semaines en hiver

avec mon sac à dos et mon appareil photo

10 familles franciliennes

m’ont spontanément ouvert la porte de leur maison

5 chevreuils

ont aboyé près de ma tente

J’ai choisi de partir en plein milieu de l’hiver, en janvier, lorsque la nature est au repos, que le ciel est bas, que le soleil est froid et que les nuits sont longues. J’ai choisi de partir seule, avec ma tente, mon vieux sac à dos délavé, et ce rêve un peu fou de marcher pendant 49 jours. J’ai choisi de partir à pied, avec seulement ce que je peux porter, sans autre mécanique que celle de mon propre corps. J’ai choisi de partir près de chez moi pour découvrir ce qui m’entoure, les forêts, les campagnes, la faune et la flore qui peuplent les lieux, les femmes et les hommes qui habitent dans ces espaces. J’ai choisi de partir dans le bassin parisien, un pays sans relief prononcé, un morceau de terre qui me semblait un peu délaissé, méconnu, une destination peu prisée pour réaliser une longue marche. Mes choix ont plus souvent provoqué l’étonnement ou l’incompréhension que l’engouement. Peut-être que cela ne fait pas rêver, de parcourir l’Île-de-France, de marcher longtemps sans compagnie, de porter un énorme sac, de dormir dehors en plein hiver, mais c’était mon rêve à moi.

– Anaïs Dubreuil

Prochainement…

Je suis en train d’écrire un livre !

Inspiré du carnet de marche que j’ai rédigé chaque jour, ce livre retracera mon périple et sera accompagné de nombreuses photographies inédites. J’y raconterai mon quotidien et mes apprentissages. Je partagerai mes réflexions, mes rencontres avec les personnes merveilleuses qui m’ont accueillie, et aussi celles plus discrètes et fugaces avec la faune sauvage. J’expliquerai à quel point ce sentier a bousculé mes repères et comment je me suis adaptée à un environnement fortement anthropisé tout en vivant dehors. Je parlerai de mes doutes, de mes inquiétudes, mais aussi de la liberté et de la joie que j’ai ressenti en menant cette vie simple. Ce livre, c’est ma manière de transmettre la bouffée d’oxygène que m’a apporté ce voyage. Et, qui sait, peut être que mon témoignage vous invitera à suivre vos propres rêves.

Extraits de mon carnet de marche

Dimanche 6 février (J 8)

C’est la tempête aujourd’hui. Il y a des rafales à 70km/h…! Je suis partie avant que le soleil se lève. J’ai presque parcouru toute mon étape d’une traite dans la matinée (14 km).
Il y avait plusieurs passages à découvert dans des grandes plaines et j’étais parfois déséquilibrée par les bourrasques avec mon gros sac ! C’était intense avec le vent et la pluie. […] Maintenant, j’ai froid, je suis mouillée. Je suis assise sur des ballots de paille à l’abri de la pluie sous un grand hangar. Il n’y a qu’un mur en tôle pour me dissimuler de la petite route qui sort du village. Le reste est ouvert au vent. […] J’ai froid, mais je suis au sec, je n’ai plus envie de bouger. Je devrai encore marcher quelques kilomètres mais je me sens bien ici, j’ai envie d’y rester ce soir. Je ne sais pas à qui appartient ce hangar, j’espère que ça ne posera pas de problème si on me trouve là.

Lundi 14 février (J 16)

Il n’a pas fait froid la nuit dernière. J’ai dormi d’une traite jusqu’à 2h du matin, puis la pluie m’a réveillée tôt ce matin vers 5h. Deux réveils seulement pendant la nuit, c’est le luxe. Je me suis levée à 8h avec un rayon de soleil.
J’ai marché toute la matinée en direction du ciel bleu en laissant derrière moi les nuages menaçants. Il y avait énormément de vent, une bise glaciale qui me faisait couler le nez. Je suis dans le Pays Mantois, au sud de Mantes-la-Jolie. Les paysages sont très légèrement vallonnés et alternent entre champs, forêts et villages. Il y a souvent des beaux points de vue sur la campagne, j’aime beaucoup. Je ne croise personne. C’est tranquille et reposant.

Lundi 14 février (J 16)

Il n’a pas fait froid la nuit dernière. J’ai dormi d’une traite jusqu’à 2h du matin, puis la pluie m’a réveillée tôt ce matin vers 5h. Deux réveils seulement pendant la nuit, c’est le luxe. Je me suis levée à 8h avec un rayon de soleil.

J’ai marché toute la matinée en direction du ciel bleu en laissant derrière moi les nuages menaçants. Il y avait énormément de vent, une bise glaciale qui me faisait couler le nez. Je suis dans le Pays Mantois, au sud de Mantes-la-Jolie. Les paysages sont très légèrement vallonnés et alternent entre champs, forêts et villages. Il y a souvent des beaux points de vue sur la campagne, j’aime beaucoup. C’est tranquille et reposant.

Samedi 26 février (J 28)

Tout à l’heure, alors que j’étais déjà sous ma tente (il fait très froid), j’ai entendu des bruits de pas dans les fougères sèches, « ok, sans doute des chevreuils ». Mais mon cœur s’est accéléré d’un coup lorsque d’autres sons me sont parvenus. J’entendais un bruit rauque, comme une respiration profonde, un souffle imposant. Tous mes sens se sont mis en alerte. Un coup d’adrénaline. « Je n’ai jamais entendu des chevreuils faire ce bruit… Des sangliers alors ? Ça ne ressemble pas non plus au grognement des sangliers… Des biches peut-être ? » Puis, j’ai entendu des « clac clac… clac clac clac » comme des bois qui se cognent. […] Il faisait nuit, je n’ai rien vu, mais j’ai alors compris que j’étais sur le territoire d’une harde de cerfs.

Pour lire le récit de mon périple,
ne ratez pas la sortie de mon livre !

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